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Les infections bactériennes et phases de cicatrisation

Le Staphylocoque doré

- Le staphylocoque doré sévit dans les services hospitaliers, provoque des infections nosocomiales et résiste aux antibiotiques.

Il s'agit d'une bactérie en forme de coque, arrondie et groupée en amas. Sa couleur dorée n'a rien de poétique, elle est simplement due à la production d'un pigment jaune-orangé. Ce qui le différencie d'autres types de staphylocoques non dorés, le staphylocoque epidermis, par exemple, qui lui est blanc.

Il existe de nombreuses formes de staphylocoque doré, c'est ce que l'on appelle des souches, il s'agit de variations infimes qui se situent au niveau de l'enveloppe et entraînent une virulence plus ou moins forte de la bactérie.

Les staphylocoques sont présents partout dans l'environnement : l'air, l'eau mais aussi sur notre peau et nos muqueuses. Il aime particulièrement les cavités du nez, la gorge, le pharynx et les zones humides comme les aisselles et le périnée. On estime que trois personnes sur dix sont porteurs sains de la bactérie, donc sans développer de maladie.

Mais le staphylocoque doré reste potentiellement très dangereux car il produit des toxines nocives pour plusieurs organes. Les infections les plus fréquentes sont celles de la peau, comme les panaris ou les furoncles, et les infections alimentaires.

Certaines sont parfois plus graves car elles s'étendent en profondeur ou passent dans le sang. Les méninges, les poumons, le cœur ou les os sont alors des cibles de choix. Elles peuvent entraîner des infections graves, nécessitant une hospitalisation. Et en l'absence de règles d'hygiène draconiennes, le staphylocoque peut coloniser les mains du personnel ou le matériel médical, ce qui peut entraîner la contamination d'un autre patient. C'est ce qu'on appelle une infection nosocomiale.

Ces infections sont d'autant plus dangereuses que depuis quelques années, les médecins se heurtent à un problème majeur : ils n'arrivent plus à venir à bout des staphylocoques, qui sont devenus de plus en plus résistants aux seuls traitements existants : les antibiotiques.

Cette résistance, on la doit à des prescriptions massives qui ont conduit le staphylocoque à trouver un moyen de combattre les antibiotiques.

Enfin, rappelons la mesure d'hygiène de base pour se prémunir contre le staphylocoque : se laver les mains régulièrement, puisqu'il se transmet par un simple contact manuel.

La cicatrisation

- La cicatrisation est un phénomène naturel qui concerne toutes les espèces.

Effectivement, tous les tissus, qu'ils soient humains ou animaux, sont capables de réparer une plaie et de se régénérer ensuite.

Notre peau, par exemple, est composée de plusieurs couches de cellules : l'épiderme, le derme et l'hypoderme.

Lorsqu'il y a une plaie, les tissus sont rompus plus ou moins profondément. C'est d'abord le tissu conjonctif et les petits vaisseaux qui traversent la peau qui sont lésés. En cas de plaie profonde, les muscles puis les os ou les organes peuvent être atteints.

Chaque plaie va déclencher une série de réactions pour réparer la blessure. Et cette cicatrisation se passe en trois phases :

  • dès qu'il y a un traumatisme, le corps va organiser sa défense contre l'infection et faire ce qu'on appelle une "détersion de la plaie". Elle correspond en fait à un "nettoyage" naturel : microbes, corps étrangers et tissus lésés sont détruits grâce à des cellules spéciales qui les absorbent ;
  • au bout de quatre jours, une deuxième phase se met en place : le tissu va proliférer dans le but de combler le trou laissé par la plaie. Un nouveau tissu conjonctif est produit - du collagène est synthétisé et des vaisseaux sanguins apparaissent. Ce "tissu de granulation" va combler progressivement la plaie ;

  • entre le sixième et le dixième jour, la plaie se rétracte et le tissu de granulation se renforce pour se transformer en tissu cicatriciel.

Des cicatrisations inégales

L'étape finale de la cicatrisation correspond à la formation d'un nouvel épithélium, la couche la plus superficielle de la peau.

Ces phénomènes sont plus ou moins efficaces en fonction de la quantité de tissu abîmé. Les cicatrices nous suivent toute notre vie. Le préjudice esthétique est évident mais la cause est parfois si grave qu'elle aide à relativiser.

Plusieurs facteurs agissent sur la qualité de la cicatrice. Localement, la présence de corps étrangers, d'hématome, de caillots ou d'une infection altère les phénomènes de réparation.

Certaines maladies générales sont également à l'origine d'une mauvaise cicatrisation - comme le diabète, la malnutrition - mais d'autres facteurs comme le tabagisme ou encore l'obésité peuvent être mis en cause, tout comme les corticoïdes.

Enfin, nous ne cicatrisons pas tous pareil : globalement, plus la peau est foncée et plus on est jeune, moins la cicatrice est belle. Mais de toute façon certaines personnes font plutôt de "jolies" cicatrices par rapport à d'autres.

Certains endroits aussi cicatrisent moins bien. C'est le cas du centre de la poitrine (au niveau du sternum), du dos et des articulations. Les techniques de sutures lors d'une opération sont nombreuses et le matériel utilisé joue aussi un rôle dans la cicatrisation.

Pour qu'une cicatrice ait atteint son aspect final, il faut du temps, beaucoup de temps : la phase initiale de guérison dure environ trois mois. Durant cette période, la cicatrice augmente de volume, rougit et se durcit.

Après une stabilisation de plusieurs mois, elle finit par blanchir et s'assouplir. Mais le délai peut aller jusqu'à dix-huit mois après une chirurgie.

Une cicatrice normale a une largeur de 2 à 3 mm. Il faut bien évidemment tenir compte des particularités de chacun, du type de plaie et de peau.

Une vilaine cicatrice peut ainsi être refaite par le chirurgien ou traitée par dermabrasion (par laser ou ponçage).

Signalons aussi que certaines cicatrices s'hypertrophient : elles deviennent plus larges, trop épaisses et dures. Ce sont des cicatrices chéloïdes photo ou vicieuses. Il est possible d'infiltrer de la cortisone pour améliorer leur apparence.

Intervenant

  • Dr Arnaud Olivier, chirurgie viscérale à l'hôpital Notre-Dame-du-perpétuel-secours de Levallois-Perret

Réglementation et Directive Européenne sur le nickel

La multiplication des lois nationales a conduit la commission Européenne à proposer à son tour un texte législatif. Ce texte constitue la 14ème proposition d'amendement de la Direction Européenne 76/769/EEC relative aux substances dangereuses.
Ce texte a été soumis en première lecture au parlement Européen le 27 octobre 1993 et a fait l'objet de nombreuses demandes d'amendement de la part des parlementaires. Cela n'a pas empêché la Commission de proposer à nouveau au vote un texte très proche du premier. Présenté le 5 mai 1994 en seconde lecture, ce document a été, contre toute attente, accepté sans discussion.
Il a donné lieu à la publication (JOCE du 22 juillet 1994) de la Directive 94/27/CE du Parlement Européen et du Conseil du 30 juin 1994.
Cette Directive prévoit que le nickel (et ses composés) ne doit pas être utilisé :

1 - dans les assemblages de tiges introduites, à titre temporaire ou non dans les oreilles percées, pendant la période d'épithélisation de la blessure provoquée par la perforation, à moins que ces assemblages ne soient homogènes et que la concentration de nickel en termes de masse de nickel par rapport à la masse totale - ne soit inférieures à 0,05 % ;

2 - dans les types de produits destinés à entrer en contact direct et prolongé avec la peau, tel que :
- boucles d'oreilles - colliers, bracelets et chaînes, bracelets de cheville et bagues - boîtiers, bracelets et fermoirs de montres - boutons à rivet, boucles, rivets, fermetures éclair et marques de métal, lorsqu'ils sont utilisés dans les vêtements.
Si le taux de libération du nickel qui se dégage des parties de ces produits entrant en contact direct et prolongé avec la peau est supérieur à 0,5 micron/g par centimètre carré et par semaine ;

3 - dans les types de produits énumérés au point 2 ci-dessus lorsqu'ils sont recouverts d'une matière autre que du nickel, à moins que ce revêtement ne soit suffisant pour assurer que le taux de libération du nickel qui se dégage des parties de ces produits entrant en contact direct et prolongé avec la peau ne dépasse pas 0,5 micron/g par centimètre carré et par semaine pendant une période d'utilisation normale de deux ans au minimum.
Les produits visés ne peuvent être mis sur le marché que s'ils satisfont aux exigences qui y sont énoncés.
La mise en application de la Directive dans les pays de l'Union Européenne se fera au plus tard dans les six mois suivant la publication au Joumal Officiel de la Communauté des normes d'essais adoptées par le CEN (Comité Européen de Normalisation) sur l'ensemble des procédures de test permettant de vérifier la conformité des produits à la Directive. Six mois après cette date, il sera interdit de fabriquer ou importer des produits non conformes, et 18 mois après cette même date, ils ne pourront plus être commercialisés.
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Mise en application de la Directive Européenne

Les normes ont été publiées au niveau du CEN (Comité Européen de Normalisation), pour les dernières d'entres elles, fin octobre 1998 et sont en cours de transformation en normes nationales. Leur référence a été annoncée au JOCE du 20 juillet 1999.
Les décrets d'application en législation nationale devraient donc être prochainement publiés dans les pays de l'Union Européenne. Il faut considérer que l'arrêt de la livraison par les fabricants doit se faire au 20 janvier 2000 et que la mise à la disposition du consommateur ne soit plus faite après le 20 janvier 2001. Les contrôles seront vraisemblablement assurés pour la France par les laboratoires des Douanes et de la DGCCRF.
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Conclusion

Depuis le 20 janvier 2001, tout bijou contenant plus de 0,05 % de nickel en terme de masse totale est illégal pour l'acte de "Piercing".

Dans notre cabinet, nous utilisons des prothèses conformes à la Directive Européenne sur le nickel.

Après cicatrisation, pour éviter tous risques d'allergie, une grande gamme de Bijoux aux normes C.E est disponible dans notre cabinet. 
Arcade, Cartilage, Labret, Langue, Mouche, Nez, Nombril, Rook, Téton, Tragus, Génital M.F